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Allez me voilà reparti dans un de ces putains de moments de déprime ! Déprime de merde ! Ouais j'utilise des « grots mots » moi aussi ! Moi aussi je peux être vulgaire ! Pas toujours le petit poête transi et lisse, qui pleure comme il pisse sur la femme infidele ! Faut regarder la vérité en face ! C'est quoi ce blog ? Un ramassis de torchons tous plus crades les uns que les autres, des écrits insipides, sans saveur, que je suis le seul à comprendre. Normal, c'est moi qui les ponds ces conneries, ces déblatérations stupides, ces je t'aime-ne me quitte pas, tu me manques-j'ai mal ! Conneries ! Inepties ! Ordures et déjections d'un cerveau ravagés, dévastés, boulversé ! Je suis devenu taré, complètement ! Je me prends pour quoi, pour qui ? Un écrivain maudit ? Un nouveau Baudelaire ? Un Rimbaud avorté ? Ecrivaillon pourri oui !!
J'écris ma vie comme je la vis ! Encore une idée de malade ! J'ose écrire, sur un espace ouvert au public, des horreurs pareilles ? Des phrases à faire s'ouvrir les veines au premier des plus dépressifs que moi qui va passer les lire ! Pourquoi ? Parce-que sans cette pute de douleur qui me bouffe, je suis incapable d'aligner trois mots cohérents ! Aucun talent, sinon celui de faire « chier » mon monde avec mes délires d'ado pré-pubère !
Et je pleure sur quoi ? Sur mon sort ! Pauvre petit homme triste ! Merdique ! Je suis là à chialer sur une nana qui me largue pour un autre parce-que je lui en ai trop fait voir ! Putain, réveil ! Le monde en est plein de nanas ! Y'a que ça ! Suffit d'ouvrir les yeux ! Et moi connard je chiale sur une, une sur des milliards ! Une qui m'a ouvert les yeux sur la réalité ! Sur ces promesses de gosses boutonneux, qu'on oserait même plus se faire à 12 ans ! Sur cet amour toujours, qu'on dit exister mais qui se terre, l'animal, juste pour m'emmerder ! Ouais, ouvert les yeux ! Voilà ce qu'elle m'a fait ! Ouvert les yeux sur la triste vie que je mène ! Mort de rire ! J'ose appeler ça une vie !!! C'est pas une vie ça ! Tout juste une survie ! Un embryon de survie même ! Désocialisé, vomissant sur la société en oubliant que j'en dépends, crachant ma haine d'un pouvoir auquel je dois bien me soumettre ! Putain, là je la vis la Transcendance ouais ! Je la veux même ! Me fondre dans « l'universalité de choix », m'en remettre à ces entités supérieures et invisibles ! Parce-qu'au fond, tout seul je ne suis rien ! Rien ! Et c'est sur ça que je pleure !
Divin prétexte de la déception, de la déchirure amoureuse ! Il me sert bien tiens ! Il m'excuse ! Bah ouais, facile ! J'ai une raison d'être faible ! Regardez tout le mal qu'on me fait ! Quel con ! Quel menteur ! La vérité est ailleurs oui ! Il me faut une excuse pour justifier que je pleure comme une vielle femme, comme une lamentine ! Il a bon dos l'amour dans tout ça ! Il me faut encore quelqu'un pour me tenir la main ! Tout est là !
37 piges ! Et quel bilan ! Rien de bon ! Si, mes gosses ! 37 piges à errer dans une vie que je porte comme un vêtement trop grand ! 37 piges et des souvenirs pourris qui m'empoisonnent, mais qu'en bon dépressif tourmenté que je suis, je n'arrive pas à jeter ! La misère de l'enfance ? Et alors ? Combien de mômes autour de moi continuent aujourd'hui à crever la dalle ? Combien comme moi se sont fait et se feront tabasser, rouer de coups ? Est-ce que je fais quelque chose contre ça ? Non ! Je le dénonce, mais je reste dans mon coin ! Et je pleure en disant « Papa m'a tapé ! » ou encore « quand j'étais môme, j'avais toujours faim ! ». Et je vais faire changer quoi comme ça ? Que dalle ! Ouais Transcendance, ça m'arrache les trippes de le dire mais t'as raison vieux : dans la vie deux choix possible, anticiper ou subir ! Moi je subis ! Je subis en brave couillon qui croit que crier « vous êtes tous pourris » va vous rendre beaux et reluisants ! Je subis en imbécile qui croit que pleurer en disant je t'aime suffit à faire changer le coeur d'une femme ! Je subis en parlant de mes morts aux présent, comme si ça allait me les ramener ! Je subis, encore et toujours !
Mais je vais adopter un autre principe, une autre technique ! La tienne, tiens, Transcendance ! Je vais AN TI CI PER !!! Et comment, putain !
Je vais devenir mordant, acide, perfide s'il le faut ! Oui je vais mordre ! Mettre mon poing dans la gueule de tous ces tordus du bulbes, qui se croient forts parce-qu'ils cognent à coups de ceinture sur des gosses terrorisés. Enculer profondément ces tarés qui se permettent de « faire tourner » une nana dans un parking souterrain, et qui osent même en bander ! Défoncer ces abrutis qui disent je t'aime à leur nana à coups de grandes baffes dans la figure ! Aller me déchirer à vider vos fosses à merde s'il faut, juste pour bouffer ! Oui bouffer ! Prendre les forces nécessaires pour avancer et tout casser ! Faire du fric, le jeter par les fenêtres, le claquer ! Montrer du doigts les autres « moi » qui restent là à se morfondre, et leur dire de se secouer ! Je vais changer ! Puisque c'est ce que vous voulez !
Devenir l'ennemi numéro un de ce grand con, qui laisse crever ma mère dans son fauteuil, dans sa merde de maladie qui l'emprisonne, incapable qu'elle est même, la pauvre, de se bouger pour ramasser sa croûte ! Devenir le cauchemard des bien-pensants qui économisent jusqu'à leur culottes en pensant à leur vieux jours, en grattant sou par sou, et qui laissent crever le clodo en bas de chez eux. Mettre mon pied au cul de tous ces rats, qui se pèteraient le dos pour ramasser une pièce de 5 cents dans un caniveau ! Devenir le macho qui fait mouiller les gonzesses, qui se branlent bien qu'on les aime ou non tant qu'on les protège, qu'on leur paie leur peinture à visage et leur masseur un peu PD, leur décapotable et leur jupes à se faire sauter ! Plus jamais dire je t'aime ! Plus jamais « sentimentaliser » ! Plus de faiblesse ! Plus de quartier !
J'en ai bavé, j'en ai chié ! Et ça m'a bousillé, fracassé ! Mais je ne suis pas mort non ! Toutes vos crasses ne m'ont pas encore fait crever ! Je suis une mauvaise herbe, ne l'oubliez pas ! Ça crève pas la mauvaise herbe ! Au mieux ça se flingue ! Mais même ça, ça pourrait encore vous faire planer ! Me voir mort pourrait vous exciter ! Et pire ! Oh oui pire ! Je suis persuadé que parmi vous, certains qui aujourd'hui me crachent à la gueule pourraient encore oser venir me pleurer ! Rien que ça me donne envie de gerber ! Vous comprenez pourquoi je veux qu'on me fasse cramer ? Pour éviter ça ! Eviter de sentir vos larmes acides mouiller ma caisse ! Eviter que vous puissez venir sur mon trou déposer des roses que vous choisiriez les plus épineuses possible ! Eviter de vous entendre renifler ! Eviter que vous puissiez venir me demander pardon, vous , toi, le frère infâme, la femme qui s'éloigne, le père violent, le violeur de gosse, et toi, toi qui m'a mis cette putain de douleur dans la peau, vissé ce pieu plein d'échardes dans le ventre, dans le coeur !
Ça y est, cette fois je la sens enfin monter cette putain de colère ! Je vais en faire les frais c'est sur mais que c'est bon ! Que c'est bon de vous engueulez, de ne plus subir ! De vous cracher ma haine ! De me faire enfin serpent, me défendre, piquer, mordre ! Vous m'avez tellement dit que j'étais gentil, adorable, bon, serviable ! Je me délecte par anticipation de votre surprise, quand vous me verrez méchant, détestable, pourri, infréquentable ! Je me marre....
Je veux que vous me voyiez ivre à vomir ! Que vous me voyiez défoncer d'herbes roulées ! Que vous m'entendiez gueuler des insanités ! Qu'enfin vous me voyiez devenir ce que vous appelez un homme !
Ouais... je me marre...
Mais malheureusement, malheureusement... je suis bien incapable de vous faire ça ! Incapable de pourrir. Incapable de vous mentir, de me mentir ! Je vais sûrement changer oui. C'est même certain...
Mais je ne serais jamais un de ces putains de machos, je ne roulerai jamais pour le fric, je ne pourrai jamais refuser un service, et je continuerai à plaindre le fils indigne, le plaindre de sa misère, lui qui pour ne pas l'aider se prive d'une mère. Je continuerai à parler de mes morts au présent, parce-que comme hier je les aime, toujours... Et oui un jour je partirai, en fumée. Demain, après demain... et oui je vous pardonnerais si vous venez renifler, pleurer... parce-que comme hier je vous aime, toujours... Et même à toi je pardonnerai, toi qui m'en fait baver, parce-que plus encore qu'hier je t'aime...
Alors peu importe qu'on me traite d'adolescent suicidaire, peu importe qu'on rit de mes textes... Moi c'est comme ça que je vis, que je survis... Que ça plaise ou non n'est pas mon problème... J'écris, je ne fait rien qu'écrire... Ecrire tout ce que je vis, comme je le vis... Et au moins, devant mon miroir, chaque nouveau matin où j'ai la force de me lever, au moins je n'ai pas mauvaise conscience...
Je suis tombé par hasard sur ton site !! je dosi dire que je m'y retrouve totalement !! j'aurai pu ecrire tous ca !! ce sentiment de révolte parce que trop gentil trop bon trop con !! Au fond toutes ces questions existentielles sont en moi ! Ma copine m'a laissé pour un autre !! "tu as été merveilleu pendant ces trois ans passé ensemble" "tu es es trop gentil " "c est pas toi c est moi" !! Putain ca me fou les boules !! Adolescent suicidaire ? Moui si on veut mais a 27 ans j en doute... Maintenant que faire pour mener une petite vie tranquil comme on l a idéalisé ? Voir une psy, se plaindre, arborer un sourire de facade en public et pleurer a chaude larmes le soir en espérant trouver le sommeil et chasser toutes ces infidélités, ces pensées hors de ma tete !!
Voila, ca m a fait du bien d'écrire ca !! désolé c est peut etre un peu décousu mais c'est à l image de ma vie !!