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J'en ai usé des pages,
A les griffer d'encre bleue,
J'en ai vu des mirages,
A te dévorer des yeux...
Je t'appelais Gitane,
Et sur mes mains tes cheveux,
Faisaient milles cabanes,
A mes doigts amoureux...
Puis pages après pages,
L'encre a perdu son bleu,
A trop voir des mirages,
Je me suis brulé les yeux...
Tu es partie Gitane,
Sortie ma main de tes cheveux,
Brisées toutes les cabanes,
Sur mes doigts malheureux...
Ça me fait mal quand j'y pense...
Ça me fait mal...
J'en ai brisé des crayons,
A leur faire porter mes peurs,
A déssiner toutes ces chansons,
Que je t'écrivais par coeur...
J'en ai laché des soupirs,
En écoutant parler tes yeux,
J'en ai fait des reves d'avenir,
Où nous étions toujours deux...
Puis t'as volé tous mes crayons,
Tu m'as rendu toutes mes peurs,
Tu n'écoutes plus mes chansons,
T'as même refusé mon coeur...
Aujourd'hui que de soupirs,
A toujours chercher tes yeux,
Plus de rèves d'avenir,
Nous ne serons jamais deux...
Ça me fait mal quand j'y pense...
Ça me fait mal...
J'avais jeté mes habitudes,
Je réapprenais à rire,
Abandonné ma solitude,
Tu me batissais un empire...
Je regardais voler Gitane,
Tes cheveux dans le vent,
Je devenais sarbacane,
Soufflant mes je t'aime à ce vent...
Aujourd'hui j'ai l'habitude,
Aujourdhui j'étrangle mon rire,
Salut, te revoilà solitude,
Dis, qu'as-tu fait de mon empire ?
Tu t'es, légère, envolée Gitane,
Adieu tes cheveux, reste le vent,
Je suis brisé, pauvre sarbacane,
Qui vais-je aimer maintenant ?
Ça me fait mal quand j'y pense...
Ça me fait mal...
Ensemble on choisissait,
Le prénom de l'enfant,
Ensemble on se mariait,
Nos amours duraient longtemps...
Du bout des doigts le trésor,
De ton corps je caressais,
A tes lèvres encore et encore,
De tes mots doux je m'ennivrais...
Ô reves, reves imparfait,
Je ne verrai pas naître l'enfant...
Au loin la mariée disparaît..
Reste les amours mortes maintenant...
Mes doigts cherchent en vain le trésor,
Du corps brulant qu'ils aimaient,
Et mes levres encore et encore,
Crient je ne te reverrai jamais...
Ça me fait mal quand j'y pense...
Ça me fait mal...
Comment combler l'absence,
Comment soigner le mal...
Tout est redevenu silence,
Triste, triste cathédrale...
Ça me fait mal...
emouvant , triste et fort a la fois ton poeme . je le trouve vraiment tres beau malgré la tristesse du sujet . j'ai un peu parcouru ton blog , tu m'emeu beaucoup par la force de tes mots tes emotions et l'amour que tu as pour " l'aimée"