Créer un blog Présentation

Nom du blog :
idem
Description du blog :
Journal intime à destination de l'aimée
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
11.06.2006
Dernière mise à jour :
11.06.2006
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or idem
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Coquinerie sur la tendresse
· Déraisonnable raison
· Pourquoi je t'aime...
· Paroles d'un fou
· Ultime aimée
· Fais demi-tour
· Ode à la gitane
· Transcendance : Liberté ou aliénation ?
· Je n'ai pas mauvaise conscience
· Dissertation sur le sexe

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

ne dit -on pas ?
30.09.2007
emotion
09.09.2007
idem
23.08.2007
!!!!!!!!!!!!!
03.07.2007
touchant
01.07.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· messilence
· lesolitaire
· petiteroserouge
· pourmespotes
· sombral87
· absinthea
· mikatcou04
· lauradu72
· celyne62
· esprit



Ni Sau Cu, ni Carpe Diem, ni meme Idem

Ni Sau Cu, ni Carpe Diem, ni meme Idem

Posté le 11.06.2006 par Stephane
J[FONT=Courier][COLOR=blue][SIZE=7]
Non nous ne sommes ni l'un ni l'autre... Ni sau cu, le contentement, ni carpe diem, l'instant présent, ni idem, je t'aime à la mode Ghost....

Le contentement nous l'ignorons, tout en le cherchant. On dit d'un tel qu'il n'est jamais content, d'un autre qu'il se contente de peu, mais personne ne vit le contentement. Le vrai contentement, simple, accessible, la pure joie d'être...

Nous ne sommes jamais « contentés ». Parce-que nous vivons dans le passé, tout en prévoyant le futur. Nous ne sommes jamais « instant présent », jamais carpe diem... Ou si nous le sommes, on nous traite de fous, on nous ramène à la réalité.
« Hé reviens, tu rèves, tu planes... ».
Non je ne rêve pas, je ne plane pas. J'essaie de vivre.

Je suis ce débile qui s'extasie encore de la fleur qui s'ouvre, je savoure cette eclosion de pétales... J'écoute le vent dans les branches, le chant de l'oiseau que je devine être un geai, le bruit du ru qui grignote le fossé, derrière chez moi... Et pendant ce temps, là, à quelques mètres à peine, vos moteurs rugissants, montés sur pneumatiques, érodent inlassablement le goudron de la route sale. Vos fumées nauséabondes fabriquent de faux nuages, au coeur même de mon doux nuage, et vos usines se vident, en riant jaune, ou vert, par la gueule de leurs « assainissements » fétides, dans le petit ru, derrière chez moi... Comment voulez vous que je sois sau cu, carpe diem ?

Je suis de cette race de nostalgiques, qui egrennent en soupirs des souvenirs sans avenir... je suis de ceux qui pleurent, s'extasient lorsque l'enfant paraît. La mère qui souffre et que cette souffrance rend belle, la mère mon amour. La mère qui se déchire le ventre, pour en faire jaillir la vie. La mère qui vide son âme pour une âme... le sang qui coule pour enfanter le sang, son sang...
Oui je m'extasie encore de ça, et là, là je suis sau cu, carpe diem, et je la regarde avec des yeux qui lui disent idem... mais on me rappelle à l'ordre ! Il faut déjà quitter l'instant présent. Penser à plus tard, à demain, à tout à l'heure. L'enfant réclamme, appelle. Vous avez prévu la crèche quand sa mère reprendra le travail ? Qui le gardera le soir après l'école ? Et ce prénom que vous avez choisi, qu'il est laid ! Il aurait dû s'appeler comme son grand-père ! Tous les garçons de la famille portent le prénom de René... Aie, aie, aie... taisez-vous ! Vous me projetez déjà dans le futur, voulez me ramener au passé... Et lui petit bout sur le ventre de sa mère, cherchant juste le sein, lui... Lui il est carpe diem... Il tête... Il est sau cu... Moi je ne peux déjà plus l'être... vous m'avez mis l'inquiètude au ventre, pour lui, pour elle, pour nous... je les regarde, je veux leur crier « Idem », mais vos voix étranglent la mienne... Je sors doucement de la chambre... Je reviendrais ce soir, en silence, reprendre un peu de carpe diem, en le regardant dormir. Avant, je serais passé cueillir la fleur que j'ai vu éclore ce matin, pour l'offrir à la mère, la fleur de mon sau cu, la mere de mon idem... Oui je sors de la chambre, en jetant un dernier regard sur le sang, là, sur le drap... J'étais si bien, si sau cu... Pourquoi me dérangez-vous ?
Toujours le passé, toujours le futur... et que faisons-nous du présent ? Que faisons-nous de l'amour, quand disons-nous vraiment idem ?

Je disserte, comme tant d'autres, sur l'amour... J'ai pleuré en regardant Ghost... Sensiblerie oui, sans doute... mais aussi et surtout cette envie de crier mais oui ! tout est là ! L'amour c'est ça... idem. L'amour fou que l'on ne peut vivre sans être carpe diem, l'amour qui offre le sau cu... L'amour au delà de la mort, aux delà des morts. La voix d'amour qui passe par une autre voie, une autre voix... Je dis tellement je t'aime, pas assez je t'aime... Vous le dites trop, vous ne le direz jamais assez... Regardez là qui vous sourit... pourquoi ne lui dites vous pas idem ?... Et l'enfant qui a grandi, qui joue, tombe, pleure... dites-lui idem... Et à toi, toi qui m'accompagne, qui est mon carpe diem, mon sau cu, dis, apprends moi à toujours te dire idem, idem, idem... Et encore le réveil ! L'amoureux transi doit se réveiller, doit se bouger. Ne restes pas là à la contempler, on ne vit pas d'amour et d'eau fraiche ! Vous me réveillez toujours... toujours. Comment voulez-vous que je sois idem ?...

Et plus tard, plus tard... L'enfant n'est pas encore grand mais c'est pour maintenant... C'est lui qui veille sur vous, pour vous, à présent, sur votre idem... Vous étendu là sur un lit... vous qui partez. Moi qui pars... Et je vous entends, parler doucement... Qu'il parte vite, qu'il ne souffre pas... il est si jeune, la vie est cruelle... Que vont devenir ses enfants, vous vous rendez-compte, trois petits... Même au moment du grand départ vous ne savez pas... vous n'osez pas. Vous n'osez pas savourer chacun des derniers souffles que je vous offre, vous n'osez pas vous réjouir de la fin du cauchemard, vous n'osez pas... Vous ne vivez pas mon carpe diem, mon sau cu, mon contentement.

Vous oubliez même de me dire idem...

Nous ne sommes ni sau cu, ni carpe diem... si seulement, si seulement on se disait plus souvent...
Idem... idem pour se dire je t'aime...



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus